Maximum Kouette

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Maximum Kouette

Message par Alex le Jeu 12 Juil - 21:24

Maximum Kouette




Au milieu des années 90, un groupe de filles fait sensation dans le circuit des bars parisiens et de l'association Life Live In The Bar : aux côtés d'autres débutants comme La Grande Sophie ou Louise Attaque , elles électrisent le circuit indépendant avec leur punk rock garage brut de décoffrage. Sur scène, elles brûlent les planches grâce à leur punch et à l'énergie indomptable de leur chanteuse. Elles deviennent rapidement une valeur sûre de la scène française en sillonnant l'hexagone dans tous les sens.

Tout au long de cette tournée permanente, elles connaissent quelques changements : elles optent pour la mixité - même si les filles restent majoritaires et occupent les avant-postes (guitares, basse, chant) - elles s'ouvrent aux rythmes jamaïcains, elles popularisent le « runk » (rock reggae avec un esprit punk), elles enregistrent deux albums studio et un live qui engendrent des ventes conséquentes pour des productions indépendantes.

Pourtant, il leur a fallu attendre leur rencontre avec Clive Martin (par l'intermédiaire de leur éditeur Max Amphoux ) pour donner un équivalent discographique à leur frénésie et leur assurance scéniques. Ce producteur anglais, qui s'illustra par le passé aux côtés des Négresses Vertes , des Silmarils ou des Wampas , est en phase avec leur volonté de renouer avec l'urgence initiale et de privilégier ce qui constitue leur raison d'être : un rock'n'roll brut, incisif et charmeur. Pendant plusieurs semaines, elles s'enferment avec lui. « Il nous a fait bosser dur», avouent-elles. Le résultat dépasse toutes les espérances.

D'emblée, le décapant « Et alors » et sa sauvagerie lancinante signalent que l'heure est à l'authenticité. Cette ouverture enflammée imprime sa marque à tout le disque et les douze morceaux suivants caracolent fièrement dans son sillage.

Certains brûlots sont portés par un rythme torride (« On oublie jamais »), parfois relayé par des cuivres qui ne se contentent plus de riffs mais tissent des ambiances rythm'n'blues du meilleur effet (« American way of life »).

L'efficacité est renforcée par les compositions qui ménagent des contrastes et soignent les refrains, retrouvant les charmes mélodiques de la pop pour concocter des chansons qui s'insinuent et ne vous lâchent plus : l'aérienne « Karen », la mélancolique « Best friend » portée par son mid-tempo et ses guitares obsédantes, ou l'offensive « Les meutes » (enregistré avec la participation de Jamika de Zenzile ) qui témoigne d'une puissance de feu impressionnante.

Le groupe sait également ménager des pauses et des variations qui le préservent de toute uniformité : la ballade amoureuse sur le fil du rasoir (« J'aurais aimé »), l'incursion reggae en douceur (« Je t'emmène»), les envolées de trompette mexicaine (« La nonchalance »), le bouillonnement techno-rock (« Très chic »). Mais ces variations éclectiques ne perdent jamais de vue l'essentiel : la fièvre rock conjuguée au charme pop.

Et si une flopée de titres prennent l'allure de hits potentiels, c'est que cet état de grâce musical s'appuie sur la force des histoires de Moon, qui sont conçues comme des tranches de vie tour à tour tendres et percutantes. Ses textes malins et pleins de verve n'ont pas peur des mots, que ce soit à travers la dénonciation virulente du macho ordinaire («Va t'faire »), ou le démarquage sex-trash de ballades, avec une chanson érotique dont le refrain fera date (« Fuck me tender »). Mais l'insolente évite l'obsession militante, et la battante n'hésite ni à dévoiler sa tendresse, ses failles ou ses faiblesses de petite fille, ni à marteler comme un slogan son goût de l'excès et de la fête.

La force de l'album réside dans cette étroite osmose entre le sens et le son, entre le discours et la mélodie, entre le chant et son assise instrumentale, exacerbée par les arrangements de Dombrance et les guitares sous tension.

Le Maximum Kouette a-t-il atteint l'âge de la maturité ? Toujours est-il que, sans rien abdiquer de la rage qui l'habite, il est parvenu à la canaliser pour mettre en pratique son précepte favori : « Oser être soi-même ».

H.M.

Bio express

2000 : 1 er album « Lundi, Je M'y Mets » (Life Live / Small Axe / Tripsichord)

Sélection par Claude Chabrol de 2 titres pour son court-métrage « Coup De Vice »

2001 : Compilations « Mano Negra Illegal » et « It's A Frenchy Reggae Party 3 »

2002 : 2 ème album « Moi J'aime Ca » (Life Live / Small Axe / Tripsichord)

Compilation « Tolérance Double Zéro »

2004 : 1 er album live « One, Two, Très Fort » (Life Live / Small Axe / Tripsichord)

Lauréat du prix Adami - Bruno Coquatrix

2006 : 3ème album « Et Alors » (Emma Production / AZ / Universal)

Le groupe

Moon chant

Paka guitare

Gen guitare

Coxs basse

David batterie

Ben trompette

Jean-Marc sax

http://www.maximumkouette.com/
http://www.myspace.com/lemaximumkouette

(Source : Le site officiel de Maximum Kouette)

Alex
Godess
Godess

Nombre de messages : 1630
Age : 32
Localisation : Paris, lieu de culture et de vie...
Date d'inscription : 14/07/2006

Voir le profil de l'utilisateur http://www.myspace.com/jajalex

Revenir en haut Aller en bas

Re: Maximum Kouette

Message par Bezannes TGV Est le Dim 27 Jan - 22:10

Karen, quelle chanson !!! I love you I love you I love you

_________________
Trop de débiles déballent des bols de rimes à deux balles que je boude et blâme...

Bezannes TGV Est
In Mark Bootrush we Trust
In Mark Bootrush we Trust

Nombre de messages : 2576
Age : 30
Localisation : Ville des Sacres, 51 (je t'aime !)
Date d'inscription : 14/12/2006

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum