Raspigaous

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Raspigaous

Message par eugénie le Mer 9 Mai - 23:04


Groupe marseillais. Mêlée de reggae et de ska bondissant, leur
musique est semblable à une journée de mistral qui rend fou. Réagissant
face au racisme, les textes de Raspigaous abondent de révolte et
d'ironie.
A l’heure où la scène française est en pleine mutation
(K2R en chantier, Mister Gang splitté, Sinsemilia parti dans la
variété, etc.), les Marseillais de Raspigaous parviennent à se frayer
un passage.
Fort de deux albums ("Chaud Time" et "Chiens des
Quais") écoulés chacun à quelques 15 000 exemplaires, les 11 musiciens
de Raspigaous sont partis en tournées à travers l'Hexagone avant de
travailler à leur troisième album avec l'association artistique Arsenic
& Champagne.

Dès le début de l'album on constate le
sérieux de la production. On se souvient de quelques titres de leurs
précédents albums comme Requiem (à la collaboration) ou l'excellent Vitrolles
de leur premier opus. On trouvait souvent une voix féminine, désormais
c'est invariablement Lionel Achenza (Yo) qui assure le lead.

L'album s'ouvre sur un youyou arabe (onomatopée vocale de cérémonies) qui lance Ville de Fous,
un morceau à la gloire de la cité phocéenne sur une grille orientale du
meilleur goût. Les influences vont ici du roots à l'Orient en passant
par le flamenco.


Les Raspigaous se veulent apolitiques mais c'est sûrement lorsqu'ils dénoncent qu'ils sont le plus efficaces (Chars et Soldats).
Plus que la parabole, Raspigaous préfère la chronique, constater la
situation et parfois se pencher sur des sujets plus légers. Ainsi, Top Classe parle du paraître en société (avec un clin d'œil à Gainsbourg), L’arapède est la personnification d'un crustacé (?) ou encore La ballade de l'huissier où l'on se demande s'il s'agit d'attaque ou de défense de la profession. On préfère leurs thèmes originaux et concrets comme MP3 rare morceau français abordant le piratage, Intermittent en phase avec notre réalité ou le lucide Le Rasta
où le groupe règle le problème du rastafarisme trop souvent associé au
reggae : "…je pose la voix mais ne suis pas rasta / Haïlé Sélassie I ne
me parle pas…". On appréciera cette sincérité.

En termes de
composition et d'arrangements, il y a une progression évidente. Les
morceaux respirent sans être surchargés. On aurait aimé davantage de
chorus, à l'image de ceux de clavier (Top Classe) ou de sax ténor (Bienvenue)
mais c'est un détail. Le niveau de ce troisième album est
définitivement plus élevé et va permettre aux Raspigaous de continuer
leur combat : leur Raspigassos (radicalement anti-FN) a déjà soutenu
bon nombre de causes (sans papiers, enfants défavorisés, M.R.A.P,
Bolivie, Bénin, Kosovo, D.A.L…). Même s'il on reste un peu sur notre
faim avec ce dernier album (on aurait aimé 2 ou 3 titres de plus),
Raspigaous ne déçoit pas et garde les particularités marseillaises qui
font sa force.
Chronique écrite par Maxime Nordez
Sources : http://www.reggaefrance.com

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Re: Raspigaous

Message par Syril le Jeu 26 Juil - 12:14

Moi qui ne suis pas fana du reggae, ça ne me dérange pas le moins du monde que Sinsemilia soit "tombé" dans la variété comme ils disent... Evil or Very Mad

_________________
A titre de représaille, il hurlait de plus belle et de plus laide

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