Peter Von Poehl

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Peter Von Poehl

Message par Syril le Lun 30 Mar - 12:05



*Interview réalisée le 15 mars 2009 par Syril pour Artistes de Scène*

Peter Von Poelh vient de sortir le mois dernier son second album après le joli succès du premier "Going to where the tea trees are". Peter, c'est aussi un tube "The story of the impossible" et le collaborateur à de nombreux albums pour des artistes tels que Vincent Delerm, Alain Chamfort, Lio ou encore Bertrand Burgalat

Artistes de Scène : Bonjour Peter, tu es le dixième artiste que nous interviewons après notamment Benoit Doremus, Vincent Baguian, Florent Marchet, les Dionysos, Laurent Montagne, Weepers Circus ou Gerald Genty.

Alors, musicien et Auteur Compositeur à la base, quel fut le déclic pour passer à la réalisation de ton premier album, « Going Where The Tea Trees Are » ?

Peter Von Poehl : C’était plutôt devenu une nécessité. J’avais déjà réalisé une première tentative pour faire un album solo quelques années plus tôt, qui n’a pas pu aboutir. Naïvement, je pensais à l’époque qu’en travaillant pour les disques d’autres, ce serait plus simple d’en faire un par moi-même. Mais non, le temps passant, j’ai ressenti une cassure et à un certain moment, l’unique possibilité pour réaliser cet album était de quitter Paris, où je vivais à l’époque et partir ailleurs (Berlin a finalement été choisi) pour faire cet album. Nous étions en 2003.

ADS : Tu as à ton actif de nombreuses collaborations pour des artistes français (Vincent Delerm, Bertrand Burgalat, Alain Chamfort, Doriand… ) comment expliques-tu l’intérêt de ta musique pour les artistes francophones ?

PVP : En 1998, j’ai eu une bourse de l’Europe (donnée aux jeunes non salariés) pour réaliser un stage. J’ai été gentiment invité par un certain Bertrand Burgalat dans son studio de Paris. Au lieu de 6 mois, j’ai passé les 3 années suivantes à travailler avec lui sur de nombreux albums, tournées, bandes originales, publicités et je ne sais pas pourquoi, lorsque Bertrand a fermé le studio en 2001, j’ai continué dans la même voix au coups par coups, en collaborant toujours avec les artistes que j’avais rencontré grâce à Bertrand, par conséquent avec de nombreux acteurs de la scène musicale francophone.

ADS : Le premier album était un album de ballade, d’ailleurs il se marie tout à fait avec les paysages de montagnes enneigées (j’en ai fait l’expérience), est-ce-que cet album ressemble à ce que tu attendais à la base ?

PVP : C’est vrai que j’avais l’idée d’une musicalité proche de la démographie de la Suède.

ADS : Tu as dit que ce premier album était très « auto-centré », comment expliques-tu cela, toi qui as si souvent écrit pour les autres ?

PVP : Toutes les chansons sur cet album évoquent sensiblement le même sujet : mon étrange relation à mon pays d’origine. Depuis l’âge de seize ans, je passe mon temps dans de différents endroits et pays (qui plus est pour quelqu’un qui n’aime pas voyager c’est légèrement étrange non ?). Néanmoins, je ne me suis jamais senti comme un expatrié. J’avais une adresse en Suède, je payais mes impôts là bas mais je me sentais de plus en plus isolé et fatigué lorsque je rentrais justement. Aujourdh’ui encore je dois dire que je commence à être un peu fatigué de cette éternelle crise d’identité et je me dis que ce n’est pas si grave après tout de savoir où l’on vit (pour des personnes privilégiées telles que moi, qui n’ont pas à fuir un pays en guerre ou qui seraient persécutés par le pouvoir politique ou d’autres raisons) mais il est plus important de savoir avec qui passer du temps et que faire de ce temps.

ADS: On te nomme souvent comme le « Migrateur suédois » , tu sembles avoir un lien particulier avec la France… ?

PVP: Mon experience avec Bertrand Burgalat mis à part, j’ai un autre lien particulier avec la France. « Going to where the tea trees are » a été initialement réalisé en France, en partie par erreur de ma part. A Paris, Radio Nova avait choisi mon tout premier vinyle et le passait jour et nuit. Durant les trois années suivantes, le disque s’est finalement fait connaître progressivement dans le reste du monde avant d’être suivi par une tournée. Par conséquent, durant ces années, je n’ai jamais vraiment arrêté de tourner.

ADS : Bordeaux, Montpellier, Arles….Escale à Toulouse au milieu d’une vingtaine de date de concert et après avoir déjà tourné dans les magasins indépendants pour présenter ton nouvel album ; ce début d’année est consacré à la France donc ?

PVP : "going to where the tea trees are" est sorti il y a environ six mois aux Etats Unis. C’était le dernier pays de promotion. Maintenant je suis de retour sur les terres de départ avec le nouvel album. En France, même chose : Nouvelle tournée, nouveaux magasins de disques etc. En fait, je crois que j’aime vraiment ça. J’ai lu une interview de Dylan qui disait que depuis des années, il était dans un genre de « tournée qui ne termine jamais » alors pourquoi pas ?

ADS : Comment situes-tu l’accueil du public sur ces premiers concerts ?

PVP: J’aime jouer en France; Le niveau technique dans les salles est extraordinaire. Ils te soignent avec de la nourriture et du vin. Le public est curieux et attentive. Dans ce sens, nous sommes très loin du reste de l’Europe.

ADS : Le public français est-il le premier à découvrir l’album ?

PVP: Oui (en même temps que la Suisse, la Belgique, le Luxembourg et les Pays Bas)

ADS : Alors …Nous y voilà, « May Day » …nouvel album…trois ans après le précédent. Pour les français le titre a une double signification ; Etait-ce voulu, comme un clin d’œil à la France ?

PVP: Le signal de détresse international « Mayday » est en effet un dérivé de « Aidez-moi » en français. « May Day » comme le 1er jour de Mai (qui est en fait le titre de mon album) est écrit en deux mots

ADS : L’aspect visuel de ce nouvel album est aussi agressif (vert et rouge) que le premier album semblait vierge. L’idée vient de toi ?

PVP: Oui

ADS : Le nouvel album a été composé en Suède ; à l’instar des deux derniers albums de Vincent Delerm que tu as composé là-bas…Tu ressens une dynamique à composer sur tes terres ?

PVP : En fait, la plupart des chansons de “May Day” ont été écrite en tournée, dans un salon, un hôtel ou dans un bus. Depuis que je joue plus en solo, j’ai toujours tenté une nouvelle chanson le soir suivant. C’était le gros avantage de « going to where the tea trees are » qui a été fait dans un environnement protégé entre mon appartement de Berlin et les villes suédoises.

ADS: Marie Modiano a collaboré sur certains textes de ce nouvel album, tu l’as, je crois, connue à Berlin ; a-t-il été facile de la convaincre de collaborer avec toi ?

PVP : Un peu de forcing courtois ^^, plaisanterie mise à part, ce sont quelques personnes aujourd’hui que je connais (au moins sur la scène anglo-saxonne) qui se sont rapprochées de l’écriture de Marie et des histoires qu’elle raconte. J’ai été fier qu’elle souhaite participer à ce disque.

ADS : Ce nouvel album conserve les mêmes sonorités que le premier…Néanmoins il présente une nouvelle dynamique et une rythmique vraiment différente. Pensais-tu faire quelque chose d’aussi différent ?

PVP : Je pense que le fait d’avoir travaillé les chansons sur scène a été un facteur important. J’imagine que l’on peut seulement écrire à propos de ce que l’on voit ou ce que l’on ressent. Ces chansons sont probablement la réflexion de mes expériences au cours de ces trois années.

Les thèmes abordés dans les paroles ont indirectement (ou directement) décidé des arrangements et de l’instrumentalisation.

ADS : Vincent Delerm a dit durant sa dernière tournée que tu figurais en duo avec lui sur le titre « Marine » suite à un compliment de sa mère te concernant à l'écoute de la maquette. Tu connaissais cette anecdote ?

PVP: Non mais je suis flatté !

ADS : Après la France, tu pars promouvoir l’album dans d’autres pays ?

PVP : On dirait bien que c’est parti pour être de nouveau trois ans sur les routes…

ADS : Merci de ta contribution Peter…. A très bientôt ^^

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Re: Peter Von Poehl

Message par magicalbean le Jeu 2 Avr - 23:47

Sympa cette petite interview! Félicitations !! Je ne connaissais pas du tout cet artiste, je le découvre grâce au site et encore plus grâce à l'interview! Donc, Merci!
Et évidemment, merci à Peter Von Poehl!

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Re: Peter Von Poehl

Message par Mam@ le Lun 20 Avr - 15:44

Ah j'adore la chanson MARINE avec Vincent Very Happy
Dans le DVD c'est encore mieux, il est excellant !!

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Re: Peter Von Poehl

Message par eugénie le Jeu 6 Aoû - 0:39

J'aime énormément Peter Von Poehl que j'avais vu en première partie de Vincent Delerm, tout maladroit (il a fait tomber sa guitare, puis son micro, puis le jack s'est détaché de sa guitare...) Smile

J'aimais énormement son premier album, et vais m'ateler au second.

(oui, elle est vivante, Eugénie...)

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Re: Peter Von Poehl

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